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Qu’est-ce qu’un subagent et comment l’utiliser ?

Dans Claude Code, Codex, Cursor, Gemini CLI et Copilot, un subagent a son propre contexte et rend un résultat.

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En bref. Un subagent (sous-agent) est un assistant à qui l’agent principal confie une tâche, et qui travaille dans un contexte à part : les fichiers qu’il lit et ses sorties intermédiaires restent chez lui, seul le résultat revient à la conversation principale. Claude Code, Codex, Cursor, Gemini CLI et GitHub Copilot en ont. Le 18 octobre 2026, nous avons lu chaque comportement dans la documentation de l’outil lui-même ; les exemples viennent du dépôt que nous utilisons tous les jours. Le 28 octobre 2026, nous avons ajouté Antigravity CLI, de Google.

  • Dans Claude Code et Cursor, le sous-agent ne voit pas votre historique de conversation. Les deux documentations le disent clairement ; celles des trois autres outils n’en disent rien. Dans Claude Code, le sous-agent démarre avec un contexte neuf, qui ne contient que la consigne, les fichiers de règles et l’état git (les forks font exception) ; dans tous les outils, écrivez une consigne qui se comprend toute seule.
  • Dans Codex, la délégation dépend du niveau d’effort. Au niveau le plus élevé, Ultra, Codex répartit lui-même le travail entre des sous-agents ; aux autres niveaux, Codex en local lance un sous-agent quand vous le demandez, ou quand AGENTS.md ou un skill le dit.
  • Dans la plupart des outils, l’effort ne change pas le nombre de sous-agents. Il y a deux exceptions : le niveau Ultra de Codex et l’option ultracode de Claude Code ; les deux répartissent le travail entre des sous-agents.
  • Modifier en parallèle demande des worktrees séparés. Le 27 août 2026, 41 worktrees s’étaient accumulés dans notre dépôt ; 37 venaient d’un seul tour de review.

Un sous-agent travaille dans son propre contexte et vous renvoie le résultat

5outils, chacun lu dans sa propre documentation
20sous-agents en même temps, par défaut dans Claude Code
1 000agents au plus dans un workflow
37worktrees laissés par un seul tour de review

Quand vous confiez un gros travail à un agent de codage, il y a deux façons de faire : la conversation principale fait tout elle-même, ou elle confie une partie du travail à un sous-agent (subagent). Le sous-agent traite cette partie dans son propre contexte ; les fichiers qu’il lit et les tests qu’il lance n’encombrent pas la conversation principale.

La documentation de Cursor le dit en deux phrases : « Intermediate output stays in the subagent. The parent only sees the final summary. » Au 18 octobre 2026, cinq outils ont des sous-agents : Claude Code, Codex d’OpenAI, Cursor, Gemini CLI de Google et GitHub Copilot. Claude Code, Cursor et Copilot parlent de la fenêtre de contexte propre au sous-agent ; Gemini CLI parle d’une boucle de contexte séparée, et Codex lance les agents en parallèle puis rassemble leurs résultats en une seule réponse.

Les sous-agents sont donc utiles pour deux types de travail : les tâches dont la sortie est volumineuse (lancer des tests, parcourir des logs, lire des dizaines de fichiers) et les recherches indépendantes les unes des autres. Les exemples viennent du dépôt que nous utilisons tous les jours pour développer diffox ; nous y travaillons avec Claude Code.

Le sous-agent ne voit pas votre conversation, la consigne doit donc tout dire

L’erreur la plus fréquente avec un sous-agent est de supposer qu’il sait ce qui s’est dit dans la conversation principale. Selon la documentation de Claude Code, le sous-agent démarre avec une nouvelle fenêtre de contexte : il ne voit ni votre historique de conversation, ni les skills déjà appelés, ni les fichiers que Claude a lus. Au départ, voici ce dont il dispose :

Le sous-agent ne voit pas votre historique. Le contexte de départ d’un sous-agent, dans Claude Code. VOIT Consigne: Le texte que l’agent principal écrit en confiant la tâche. NE VOIT PAS Historique: Ce qui s’est dit entre vous et l’agent principal. VOIT Fichiers de règles: CLAUDE.md et AGENTS.md ; sauf Explore et Plan. NE VOIT PAS Fichiers lus: Les fichiers que l’agent principal a déjà ouverts. VOIT État git: La branche et le commit, relevés au démarrage. NE VOIT PAS Skills appelés: Les skills chargés dans la conversation principale.
Le contexte de départ d’un sous-agent qui n’est pas un fork, dans Claude Code ; un fork reprend la conversation principale. Source : documentation des sous-agents de Claude Code, 18 octobre 2026.

La consigne doit donc dire d’elle-même l’objectif, les fichiers que le sous-agent peut toucher et ce qu’il doit rapporter. Ce que vous appelez « cette erreur » dans la conversation principale n’existe pas pour le sous-agent ; écrivez le chemin du fichier, le message d’erreur et la sortie attendue. La documentation de Cursor dit la même chose : les sous-agents démarrent avec un contexte vide et n’ont pas accès à l’historique de conversation précédent. Les documentations de Codex, de Gemini CLI et de Copilot n’en parlent pas ; quel que soit l’outil, écrire une consigne qui se comprend toute seule reste la voie sûre. La documentation de Codex conseille en outre de demander au sous-agent un résumé plutôt que ses sorties intermédiaires.

Où définir un sous-agent, et quand est-il appelé ?

Dans les cinq outils, un sous-agent se définit dans un fichier, au niveau du projet ou de l’utilisateur. Les outils se distinguent surtout sur un point : l’agent principal délègue-t-il le travail de lui-même ?

Les sous-agents dans cinq agents de codage : dossier de définition, délégation spontanée ou non, et agents intégrés
OutilDéfinition (projet · utilisateur)Délègue de lui-même ?Agents intégrés
Claude Code.claude/agents/ · ~/.claude/agents/Oui, d’après la description ; appel par son nom avec @Explore, Plan, general-purpose
Codex.codex/agents/ · ~/.codex/agents/Oui en Ultra ; aux autres niveaux, sur demande ou quand AGENTS.md ou un skill le ditdefault, worker, explorer
Cursor.cursor/agents/ · ~/.cursor/agents/Oui ; appel par son nom avec /nomexplore, browser
Gemini CLI.gemini/agents/ · ~/.gemini/agents/Oui, d’après la description ; @nom l’orientecodebase_investigator, cli_help, generalist
GitHub Copilot.github/agents/ · ~/.copilot/agents/Oui dans la CLI, le modèle décide ; sélection avec /agentexplore, task, general-purpose, code-review…

Source : la documentation des sous-agents de chaque outil, 18 octobre 2026. Dans Codex, la définition est un fichier TOML ; dans les autres outils, un fichier Markdown avec un en-tête YAML. L’agent navigateur de Gemini CLI est désactivé par défaut. La liste des agents intégrés de Copilot varie d’une page à l’autre : la page de référence en compte sept, le guide pratique quatre.

C’est la troisième colonne qui fait la différence. Dans Codex, elle dépend du niveau d’effort : la page des modèles indique que le niveau le plus élevé, Ultra, mène le travail en le répartissant entre des sous-agents ; la page des sous-agents, elle, dit que Codex en local lance un sous-agent sur une demande directe comme « lance deux agents », ou sur une consigne écrite dans AGENTS.md ou dans un skill. Dans les quatre autres outils, l’agent principal peut aussi déléguer de lui-même ; la documentation de Copilot précise en outre que le modèle peut tout aussi bien faire le travail lui-même, sans déléguer.

Les définitions passent d’un outil à l’autre : Cursor lit aussi les dossiers .claude/agents/ et .codex/agents/ (à nom égal, .cursor/ l’emporte), et Copilot CLI lit aussi .claude/agents/. Un fichier placé sous .claude/agents/ est donc lu par Claude Code, Cursor et Copilot CLI ; mais les documentations ne garantissent pas que les champs du frontmatter fonctionnent de la même façon dans les trois.

Le 18 juin 2026, Google a cessé de servir Gemini CLI aux utilisateurs gratuits et aux abonnés Google AI Pro et Ultra, et les a orientés vers Antigravity CLI ; avec une clé d’API payante ou une licence d’entreprise, vous pouvez continuer à utiliser Gemini CLI. Nous avons lu la documentation d’Antigravity sur les sous-agents le 28 octobre 2026. Les sous-agents se définissent dans .agents/agents/ pour un projet et dans ~/.gemini/config/agents/ pour l’utilisateur. L’agent principal confie une tâche d’après la description du sous-agent ; trois agents sont intégrés : research, browser et self. Un sous-agent ne reçoit pas l’historique de conversation de l’agent principal et part d’un contexte vierge ; si sa définition ne donne pas de modèle, il utilise celui de l’agent principal. On peut imbriquer des sous-agents jusqu’à 10 niveaux.

Un bon sous-agent a une tâche précise, peu d’outils et un rapport court à rendre

Le fichier de définition fixe trois choses : quand le sous-agent est appelé (la description), à quoi il a accès (les outils) et ce qu’il renvoie (le prompt). Dans Claude Code, il ressemble à ceci ; les champs obligatoires sont name et description :

---
name: test-runner
description: Lance les tests et ne rapporte que ceux qui échouent
tools: Read, Grep, Glob, Bash
model: haiku
---

Lance la suite de tests. Rapporte uniquement les tests en échec, chacun
avec son message d'erreur. Ne modifie aucun fichier.
  • La description sert de déclencheur. Claude Code et Gemini CLI délèguent le travail en lisant la description. Écrivez-y non pas ce qu’est l’agent, mais quand il faut l’appeler.
  • Limitez les outils. Dans Claude Code, le champ tools restreint les outils que le sous-agent peut utiliser ; si vous ne le remplissez pas, il hérite de tous les outils ouverts aux sous-agents. Ne donnez pas d’outil d’écriture à un agent qui doit seulement lire.
  • Les permissions viennent de l’agent principal. Dans Codex, le sous-agent hérite des permissions, du fournisseur et des serveurs MCP de l’agent principal ; le fichier de définition ne peut pas les changer. Le sandbox et les paramètres d’approbation sont aussi ceux de l’agent principal.
  • Demandez un rapport court. Que la dernière phrase du prompt dise ce qu’il faut renvoyer : les tests en échec, les fichiers trouvés, une décision. Si une longue sortie intermédiaire revient dans la conversation principale, l’intérêt du sous-agent est perdu.
  • Vous pouvez désactiver l’usage automatique. Dans l’agent cloud de Copilot, un agent dont la définition contient disable-model-invocation: true ne s’exécute que si on le sélectionne à la main. Dans Copilot, le prompt d’un agent personnalisé peut compter au plus 30 000 caractères.

Le modèle, le parallélisme et l’imbrication varient d’un outil à l’autre

Si vous n’indiquez pas de modèle dans la définition, le sous-agent tourne, selon la documentation, avec le modèle de l’agent principal dans Claude Code, Codex, Cursor et Copilot. La page des sous-agents de Gemini CLI dit la même chose, mais la page des modèles de la même documentation indique que la commande /model et l’option --model ne changent pas le modèle des sous-agents ; les deux ne concordent pas tout à fait. Combien de sous-agents peuvent tourner en même temps, et si un sous-agent peut en lancer un autre : cela dépend de l’outil.

Dans cinq agents de codage, le modèle du sous-agent, le nombre de sous-agents simultanés et la limite d’imbrication
OutilModèle (si la définition n’en donne pas)En même tempsImbrication
Claude CodeCelui de la conversation principale20Jusqu’à 3 niveaux sous la conversation principale
CodexCelui de l’agent principal, avec son niveau de raisonnementConfigurable ; la valeur par défaut n’est pas publiéeNon précisé dans la documentation
CursorCelui de l’agent principalNon précisé dans la documentationDeux niveaux : un sous-agent lancé par un sous-agent ne peut plus en lancer
Gemini CLICelui de la session principale ; mais /model ne le change pas (les pages ne concordent pas)Non précisé dans la documentationAucune : un sous-agent ne peut pas appeler de sous-agent
GitHub CopilotCelui de l’agent principal32 dans la CLI ; ailleurs, la page dit « dépend du plan »4 ou 6 dans la CLI, la page donne deux valeurs ; aucune dans l’IDE

Source : la documentation des sous-agents de chaque outil, 18 octobre 2026. « Non précisé dans la documentation » : dans les pages que nous avons lues ce jour-là, nous n’avons trouvé aucune phrase qui donne cette information. La page de référence de Copilot CLI donne une profondeur de 4 dans la section des variables d’environnement, et de 6 dans le tableau des limites. Par défaut, Gemini CLI limite chaque sous-agent à 30 tours et 10 minutes.

Claude Code cherche le modèle à quatre endroits, dans cet ordre : le paramètre model de l’appel, le champ model de la définition, la variable d’environnement CLAUDE_CODE_SUBAGENT_MODEL, puis le modèle de la conversation principale. Ce qui se passe quand la limite est atteinte est écrit aussi : tant que 20 sous-agents tournent, aucun nouveau ne peut démarrer, et l’erreur dit à Claude de ne pas réessayer. Gemini CLI interdit les appels imbriqués pour éviter les boucles infinies et une consommation excessive de tokens.

Dans la plupart des outils, monter l’effort ne lance pas plus de sous-agents

Les cinq outils ont un paramètre qui fixe combien le modèle réfléchit avant de répondre : l’effort, ou niveau de raisonnement. Son lien avec les sous-agents tient en deux questions : le sous-agent hérite-t-il du niveau de l’agent principal, et peut-il choisir le sien ?

Dans cinq agents de codage, le paramètre d’effort, et si le sous-agent en hérite ou peut choisir son propre niveau
OutilParamètre d’effortLe sous-agent en hérite ?Le sous-agent choisit son niveau ?
Claude Codelow, medium, high, xhigh, maxLa documentation ne le dit pas explicitement ; les membres d’agent teams héritent de celui du leaderOui : effort dans la définition ; paramètre effort de l’appel depuis la v2.1.292
Codexmodel_reasoning_effort : low … ultraOui, s’il n’est pas configuréOui : model_reasoning_effort dans le TOML
CursorParamètre du modèle : [effort=high]Non précisé dans la documentationOui : model: claude-opus-5[effort=high]
Gemini CLIthinkingConfig : budget ou niveau de réflexionNon précisé dans la documentationPar une surcharge propre à l’agent
GitHub Copilot--effort : low … maxOui dans la CLI ; selon la page du SDK, seulement si le modèle est le mêmeOui : reasoningEffort

Source : la documentation des modèles et des sous-agents de chaque outil, 18 octobre 2026. Dans Cursor, le nom des niveaux change selon le modèle.

Les documentations de Claude Code, de Cursor, de Gemini CLI et de Copilot ne relient pas l’effort au nombre de sous-agents. La documentation de Claude Code décrit ainsi la différence observée à un niveau élevé : « tested more edge cases and verified more of its work before answering. It also made more choices on its own. » Elle ne parle pas du nombre de sous-agents. Dans Copilot, les sous-agents en parallèle ne dépendent pas de l’effort, mais d’un mode à part : avec la commande /fleet, c’est l’agent principal qui décide s’il peut découper le travail.

L’exception, c’est le niveau le plus élevé de Codex, ultra. La page des modèles écrit la même phrase pour la CLI, l’application et l’IDE : « Ultra mode goes beyond a single-agent run. It uses subagents to accelerate complex work. » Dans ChatGPT Work aussi, Ultra permet de déléguer spontanément à des sous-agents le travail qui s’y prête. Aux autres niveaux, selon la page des sous-agents, Codex en local lance un sous-agent quand vous le demandez, ou quand AGENTS.md ou un skill le dit.

Avec ultracode, Claude Code répartit le travail entre des dizaines de sous-agents

Dans le curseur /effort de Claude Code, à côté des niveaux d’effort, il y a aussi un interrupteur ultracode. La documentation ne le présente pas comme un niveau, mais comme une option à part : « a Claude Code setting rather than a model effort level ». Quand il est activé, Claude planifie, sans que vous le demandiez, un workflow dynamique pour chaque tâche conséquente : il écrit un script qui découpe le travail et pilote les sous-agents, et un environnement d’exécution lance ce script en arrière-plan ; pendant ce temps, votre session continue de répondre.

Qui pilote le travail : Claude, le leader ou un script. Sous-agent. Qui décide de l’ordre: Claude, tour par tour. Quelques délégations par tour. Agent teams. Qui décide de l’ordre: L’agent leader. Quelques membres, sur la durée. Workflow · ultracode. Qui décide de l’ordre: Un script. Dizaines, centaines par exécution. La comparaison de la documentation de Claude Code.
Sous-agent, agent teams et workflow : qui décide de l’ordre, et à quelle échelle. Source : la comparaison de la documentation des workflows de Claude Code, 18 octobre 2026.

Il y a quatre façons de l’activer :

  • Pour une seule tâche : écrivez le mot ultracode dans votre prompt ; le niveau d’effort de la session ne change pas. Le mot ne compte que dans les prompts que vous écrivez vous-même.
  • Pour toute la session : /effort ultracode, ou l’interrupteur du curseur.
  • Au lancement : claude --effort ultracode ; le niveau d’effort passe aussi à xhigh.
  • Pour chaque session : "ultracode": true dans le fichier de configuration.

Le prix à payer est écrit noir sur blanc dans la documentation : chaque requête consomme plus de tokens et prend plus de temps ; avec un abonnement, vous atteignez plus tôt la limite de session ou la limite hebdomadaire. Quand ultracode est activé, la limite de 20 sous-agents ne s’applique pas ; le workflow a ses propres limites : par défaut 16 agents en même temps, et au plus 1 000 agents par exécution. Quand ultracode est désactivé, plus de 25 agents ou une estimation de 1,5 million de tokens déclenchent l’avertissement « Large workflow » ; quand il est activé, cet avertissement n’apparaît pas non plus.

Les workflows dynamiques sont arrivés fin mai 2026 et ont été annoncés comme « research preview » dans le récapitulatif hebdomadaire ; le 18 octobre 2026, la page des workflows ne portait aucune mention de statut. Ne les confondez pas avec deux choses au nom proche : ultrathink demande seulement une réflexion plus poussée pour ce tour et ne change pas le niveau d’effort ; /code-review ultra est une commande à part qui lance des agents de review dans le cloud, et Claude ne la lance jamais de lui-même.

Les sous-agents peuvent-ils se parler entre eux ?

Le résultat d’un sous-agent revient à celui qui l’a appelé ; c’est commun aux cinq outils. Ils se distinguent sur trois questions : les sous-agents peuvent-ils s’écrire entre eux, l’agent principal peut-il écrire après coup à un sous-agent en cours ou terminé, et existe-t-il une fonction d’équipe ?

Dans cinq agents de codage, si les sous-agents peuvent s’écrire, si l’agent principal peut leur écrire après coup, et la fonction d’équipe la plus proche
OutilDe sous-agent à sous-agentL’agent principal écrit après coup ?Fonction d’équipe la plus proche
Claude CodeOui : les sous-agents que Claude a nommés, avec SendMessageOui ; un sous-agent terminé reprend avec tout son historique (sauf Explore et Plan)Agent teams : les membres s’écrivent par leur nom
CodexNon précisé dans la documentationOui ; vous demandez à Codex de réorienter ou d’arrêter un sous-agentAucune dans la documentation
CursorNon précisé dans la documentation ; le résultat revient à l’agent principalReprise par l’identifiant de l’agent, avec son contexteProjects : un agent coordinateur gère de nombreux agents
Gemini CLINonNon précisé dans la documentationSous-agents distants (A2A) : de la délégation, pas une équipe
GitHub CopilotOui dans la CLI : vers les agents frères, avec write_agentOui dans la CLI : message à un agent en cours/fleet : l’agent principal pilote des sous-agents en parallèle

Source : la documentation de chaque outil, 18 octobre 2026. Dans Copilot, pour écrire aux agents frères, la communication partagée entre frères doit être activée ; la documentation ne dit pas comment l’activer.

La fonction agent teams de Claude Code pousse cette idée le plus loin : une session dirige l’équipe, les membres sont des sessions distinctes, chacun travaille dans sa propre fenêtre de contexte, et ils s’écrivent par leur nom. Pas de message à tout le monde d’un coup : chaque destinataire reçoit son propre message. Le critère de la documentation : « Use subagents when you need quick, focused workers that report back. Use agent teams when teammates need to share findings, challenge each other, and coordinate on their own. » Agent teams est expérimental, désactivé par défaut, et consomme plus de tokens, car chaque membre est une instance distincte de Claude.

Pouvoir s’écrire ne veut pas dire qu’il faut s’appuyer sur ces échanges. Le schéma le plus solide reste de découper le travail en parties indépendantes et de réunir les résultats dans l’agent principal. La documentation de fleet de Copilot dit la même chose : la coordination passe par un état explicite, et non par une mémoire partagée implicite, et les sous-agents ne gardent pas d’état d’un appel à l’autre ; donnez à chacun un contexte complet.

Pour travailler en parallèle sans risque, chaque agent a son worktree et ses fichiers

Des sous-agents qui ne font que lire peuvent travailler côte à côte dans le même répertoire. Le problème commence quand plusieurs agents modifient des fichiers et font des commits : ils partagent le même répertoire, la même branche et le même index git. C’est un problème de git, quel que soit l’outil que vous utilisez. Notre dépôt a quatre règles pour cela.

37 worktrees issus d’un seul tour de review. Sur les 41 worktrees comptés le 27 août 2026. 1. Un worktree par agent qui modifie. Sa propre copie, avec isolation: worktree. 2. Chacun commite ses propres fichiers. Un commit nu prend aussi le travail des autres. 3. Une consigne qui se suffit à elle-même. Le sous-agent ne voit pas votre historique. 4. Le nettoyage par un script. Branche et worktree d’un travail fusionné disparaissent.
Les quatre règles de notre dépôt pour les agents en parallèle. Chiffres tirés des notes de session du dépôt, 27 août 2026.

Un worktree séparé. Dans Claude Code, si vous écrivez isolation: worktree dans la définition, le sous-agent reçoit un worktree temporaire, c’est-à-dire un répertoire de travail séparé du dépôt ; si le sous-agent se termine sans rien modifier, ce worktree est supprimé automatiquement. Selon la documentation, ce worktree part par défaut de la branche par défaut du dépôt, et non de la branche sur laquelle vous travaillez.

Des fichiers séparés. Pour les agents qui partagent le même répertoire, notre règle est la suivante : chacun ne commite que ses propres chemins (git commit --only <chemins>), car un git commit nu prend tout l’index, y compris le travail préparé par un autre agent. Quand vous découpez le travail, donnez à chaque agent son propre ensemble de fichiers.

Une consigne qui se suffit à elle-même. Dans Claude Code et Cursor, le sous-agent ne voit pas votre historique de conversation ; la consigne doit dire d’elle-même l’objectif, les fichiers qu’il peut toucher et ce qu’il doit rapporter. Les hooks du fichier de configuration, eux, s’appliquent d’office : dans Claude Code, le hook PreToolUse s’exécute aussi avant les appels d’outils du sous-agent.

Le nettoyage. Un worktree qui contient des modifications reste sur le disque. Le 27 août 2026, 41 worktrees s’étaient accumulés dans notre dépôt, dont 37 venus d’un seul tour de review. Comme ce désordre vient des workflows et non des personnes, c’est là aussi qu’a été placée la solution : chaque session s’ouvre avec un script qui supprime les branches des pull requests fusionnées et les worktrees dont le travail est terminé.

Un sous-agent n’est pas toujours utile

Un sous-agent préserve le contexte, mais il construit le sien à partir de zéro ; écrire la consigne et lire le résultat ont aussi un coût. La documentation de Claude Code recommande de rester dans la conversation principale dans ces cas :

  • Il faut beaucoup d’allers-retours. Vous allez corriger le travail ensemble, étape par étape.
  • Les étapes partagent le même contexte. La planification, l’implémentation et les tests s’appuient sur les mêmes informations.
  • Le changement est petit et ciblé. Quelques lignes dans un fichier.
  • La rapidité compte. Le sous-agent part de zéro, et rassembler le contexte prend du temps.

Un sous-agent est à sa place sur un travail qui répond seul à une seule question : « lance les tests et rapporte ceux qui échouent », « qui appelle ce module ? », « compare ces trois bibliothèques ». La review de diffox repose aussi sur cette idée : elle répartit la revue de code par IA entre des agents spécialisés, et chacun regarde le changement avec sa propre question. Nous expliquons comment ils sont choisis dans notre article sur l’architecture.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un subagent et quand l’utiliser ?

Un subagent (sous-agent) est un assistant à qui l’agent principal confie une tâche, et qui travaille dans un contexte à part ; dans Claude Code et Cursor, il ne voit pas votre historique de conversation, et il renvoie son résultat à l’agent principal. Claude Code, Codex, Cursor, Gemini CLI et Copilot en ont, tout comme Antigravity CLI, de Google. Il est utile pour les tâches à la sortie volumineuse (tests, logs, recherche dans de nombreux fichiers) et pour des recherches en parallèle, indépendantes les unes des autres.

Quelle différence entre subagents et skills ?

Un skill est une instruction ou un workflow qu’on peut charger dans n’importe quel contexte ; il s’ajoute au contexte de la conversation qui le charge. Un sous-agent est un travailleur à part qui tourne dans sa propre fenêtre de contexte ; il y fait le travail et ne renvoie que le résumé à la conversation principale. Dans Claude Code, les deux se combinent : une définition de sous-agent peut précharger un skill, et un skill peut s’exécuter dans un contexte séparé.

Les sous-agents peuvent-ils communiquer entre eux ?

Cela dépend de l’outil. Dans Claude Code, les sous-agents que Claude a nommés peuvent s’écrire avec SendMessage ; dans Copilot CLI, quand la communication partagée entre frères est activée, un message part vers les agents frères avec write_agent (la documentation ne dit pas comment l’activer). Dans Gemini CLI, un sous-agent ne peut pas appeler un autre sous-agent ; les documentations de Codex et de Cursor ne décrivent pas d’échanges de sous-agent à sous-agent. Dans Antigravity, les agents peuvent s’écrire grâce à l’identifiant de conversation ; un sous-agent qui a fini son travail et attend reprend là où il s’était arrêté quand un message arrive. La fonction expérimentale agent teams de Claude Code est à part : ses membres s’écrivent directement.

Avec quel modèle et quel niveau d’effort un subagent tourne-t-il ?

Si la définition n’en indique pas, avec le modèle de l’agent principal dans Claude Code, Codex, Cursor et Copilot ; la page des sous-agents de Gemini CLI dit la même chose, mais sa page des modèles écrit que la commande /model ne change pas le modèle des sous-agents. Pour l’effort, cela dépend de l’outil : dans Codex, le sous-agent hérite du niveau de raisonnement de l’agent principal, et dans Copilot CLI aussi. Dans Claude Code, le champ effort de la définition ou le paramètre effort de l’appel (v2.1.292 et suivantes) donne au sous-agent son propre niveau. Dans la plupart des outils, monter l’effort ne change pas le nombre de sous-agents ; le niveau Ultra de Codex fait exception.

Comment utiliser les subagents de Codex ?

Les agents personnalisés sont des fichiers TOML placés dans .codex/agents/ ou ~/.codex/agents/ ; name, description et developer_instructions sont obligatoires. Au niveau d’effort le plus élevé, Ultra, Codex répartit lui-même le travail entre des sous-agents ; aux autres niveaux, un sous-agent démarre sur une instruction directe comme « lance deux agents », ou sur une consigne écrite dans AGENTS.md ou dans un skill. Dans la CLI, /subagents permet de passer d’un agent en cours à l’autre.

Qu’est-ce que l’ultracode de Claude Code ?

Dans Claude Code, ultracode n’est pas un niveau d’effort, mais une option à part. Quand elle est activée, Claude planifie un workflow dynamique pour chaque tâche conséquente : il écrit un script qui découpe le travail et pilote des dizaines de sous-agents, puis le lance en arrière-plan. Pour une seule tâche, on écrit ultracode dans le prompt ; pour toute la session, on l’active avec /effort ultracode. Chaque requête consomme plus de tokens et prend plus de temps.

Combien de sous-agents peuvent tourner en même temps ?

Dans Claude Code, la limite par défaut est de 20, et elle est configurable ; dans un workflow ultracode, 16 agents tournent en même temps, et au plus 1 000 par exécution. Dans Codex, la limite est un paramètre, mais sa valeur par défaut n’est pas publiée. La page de référence de Copilot CLI donne deux valeurs différentes ; le 18 octobre 2026, nous n’avons trouvé aucun nombre dans les documentations de Cursor et de Gemini CLI.